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L’Art du sushi de Franckie Alarcon

22 avril 2019

J’ai tout de suite aimé les sushis.

Je veux dire, il y a parfois des aliments qu’on doit tester plusieurs fois avant de savoir s’ils nous conviennent, ou non… tout simplement parce qu’on construit son goût. J’ai par exemple mis un moment avant de me rendre compte que je n’aimai pas le matcha ! Mais les sushis j’ai aimé ça tout de suite. Tout en percevant très rapidement le potentiel de nuances… Et puis comme j’aime aussi les BD, j’ai envie de te parler de L’Art du sushi de Franckie Alarcon !

Une BD sur les sushis mais pas que…

De quoi parle cette bande-dessiné ? Pour résumer « l’intrigue », après une photo postée sur les réseaux sociaux où une amie lui explique que son maki n’est pas « juste », l’auteur, Franckie Alarcon donc, part au Japon avec quelques amis à la découverte de ce plat qui a fait le tour du monde et a conquis le cœur même des Français : le sushi ! (Voilà c’est bon, on y est)

Il va rencontrer un maître sushi traditionnel mais aussi un jeune chef plus original… et surtout beaucoup d’artisans dont le travail impact la réalisation d’un bon sushi : pêcheur, créateur de saké, coutelier, fabricant de wasabi, etc.

Pourquoi j’aime ce livre ?

Même si mes premiers sushis n’étaient pas exceptionnels, j’avais compris qu’il ne s’agissait pas juste « d’un bout de poisson cru posé sur du riz ». J’ai ensuite cherché à goûter de « bons sushis » mais ce n’est pas évident sans référentiel. Mais il existe une chose encore plus difficile : c’est d’expliquer son intérêt à quelqu’un qui n’en a jamais mangé !

Pourtant dans ce livre, tout est là : du savoir-faire du chef, à ceux des artisans… et – sûrement le plus important – la fraîcheur des produits, notamment des poissons et crustacés.

Un des passages qui m’a clairement marqué est une anecdote où sushiya (maître sushi) Mizutani est amené par une connaissance à visiter un grand marché aux poissons français. Et qu’il trouve les poissons… morts. Bah oui ce n’est pas le principe ? Et bah non en fait. Au Japon on pratique l’ikejime, littéralement « tuer vivant ».

Bref, la fraîcheur des matières premières, la connaissance des poissons et le respect de leurs subtils saveurs sont des points clés pour un bon sushi. Merci de ne me plus me prendre pour une zinzin lorsque je refuse pour la 6e fois de manger des sushis dans un restaurant chinois qui sert des grillades

J’ai aussi appris d’autre chose sur le wasabi et le saké mais aussi sur l’art de la coutellerie. À mettre directement en rapport avec la création des sabres japonais… J’avais regretté pendant mon séjour au Japon l’année dernière de ne pas être passé par Kappabashi, the quartier pour le matériel de cuisine, acheter un de ces fameux couteaux… Mais tu sais quoi ? Je crois que c’est une bonne chose que je les ai manqués. Vu ce que j’ai appris dans L’Art du sushi (les lames sont souvent aiguisées d’un seul côté) je pense que j’aurais mal choisi et me serai sans doute coupé un doigt avec !

Voilà pour le contenu mais on est bien dans une BD non ? Et le dessin alors ?? Comme tu auras pu le découvrir dans ces extraits, le tout est présenté en noir et blanc, à l’encre de chine… avec juste quelques touches de couleur très marquées sur certains éléments important, notamment les sushis. Une sobriété particulièrement adaptée et que j’ai aussi beaucoup apprécié !

Bref, vous allez aimer L’Art du sushis si…

  • Vous adorez le poisson et les coquillages…
  • Vous voulez connaître le secret qui fait que le marché au poisson de Tsukiji* NE SENT PAS LE POISSON
  • Si vous aimez la grande cuisine et le travail des chef•fes…
  • Les découvertes et l’artisanat !
  • Et si vous êtes fan du Japon bien sûr !

*en 2018 le marché au poisson de Tsukiji a déménagé pour Toyosu, dans la baie de Tokyo.

Vous pourrez retrouver ce livre dans tous les bon res… euh, à la FNAC ou dans toutes les bonnes librairies !

Tu as déjà lu L’Art du sushi ? ♡^▽^♡ Ça te tenterait un couteau de cuisine japonais ? Dis-moi tout dans les commentaires !

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